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Entre tradition et modernité

Les 31 communes de la métropole de Montpellier regorgent de trésors insoupçonnés : dédales de rues, artisans de talent, bâtiments historiques, paysages majestueux... L'Office de tourisme vous invite à arpenter les circulades de ces villes et villages, où le bonheur est à chaque recoin.


Si Montpellier est à dix minutes de la grande bleue, il ne faut pas rouler non plus bien longtemps pour se mettre au vert.

A quelques kilomètres à peine du tumulte de la ville, un monsieur penché sur sa canne traverse la place du village, son journal sous le bras. Nous sommes à Montferrier-sur-Lez, petite commune de quelque 3.500 habitants, au nord de la capitale de la métropole. Ici, le village surplombe des hectares de vignoble.

L'homme se promène dans un dédale de rues. « Je m'y promène tous les jours avec mon chien, raconte le Montferriérain, qui va prendre son petit café d'un pas pressé. Je m'y perds, je fais des rencontres... Cela fait soixante ans que je suis ici, et je découvre tous les jours quelque chose. La rue du four... Elle est magnifique. »

Ici, comme dans les autres villages de la métropole, les rues regorgent de surprises, de découvertes, de petits bonheurs. S'y promener sans carte et sans but est une petite madeleine de Proust dont il serait fou de se passer...

Le sol dallé du vieux village de Cournonsec, les arches de l'église Saint-Jean-Baptiste à Murviel-lès-Montpellier, la rue du Vieux-Prades, qui s'ouvre sur une porte de l'ancienne enceinte médiévale à Prades-le-Lez, ou les abords de la chapelle Notre-Dame-de-la-Pitié à Beaulieu sont quelques pépites parmi l'immense trésor que constituent les circulades des villages.

Au coin des rues, de nombreux petits artisans perpétuent les traditions : cordonniers, boulangers,tailleurs de pierre, bouchers, chocolatiers, fabricants de bijoux, menuisiers, poissonniers ou fleuristes donnent de l'âme à ces villages.

« Il y a toujours un petit côté village d'Astérix dans les rues de nos villes », sourit un habitant de Castelnau-le-Lez, qui fait son marché chaque jour dans le centre de la commune. N'hésitez pas à pousser la porte de tous ces petits commerces...


« Chez nous, le taureau, il quitte le pré le matin, et il le retrouve le soir, en pleine forme et en un seul morceau ! », s'exclame ce passionné de la course camarguaise, allergique à la corrida.« La différence ? Mais ça n'a rien à voir, reprend son collègue de zinc, en faisant les gros yeux. Vous connaissez la différence entre le rugby et le curling, vous ? »

La course camarguaise, dans l'Hérault, et notamment dans les villages autour de Montpellier, c'est une tradition sacrée.

Les raseteurs, érigés au rang de stars locales, se lancent dans l'arène pour essayer d’attraper des attributs fixés aux cornes du taureau...

« Sans mise à mort ! », rappelle un homme, qui se ressert un ballon de Pic Saint-Loup, dans ce bar qui a pignon sur rue, à Pérols.

Depuis le 1er mai 2015, la métropole s'est dotée de son propre trophée taurin. Enfin, diront les aficionados de la cocarde.

La tradition taurine, elle est aussi au cœur des fêtes votives, qui ponctuent avec délectation les étés des petits villages. « Les abrivados ? Ça, c'est un truc à vivre », conseille un fanatique des taureaux, qui n'a pas peur de se frotter aux cornes.

Perpétuant la tradition de la conduite des taureaux depuis les pâturages jusqu'aux arènes, les abrivados (ou bandidos, dans l'autre sens) lâchent plusieurs centaines de kilos de muscles dans les rues fermées des villages... Un courageux « attrapaïre » pour s'y frotter ?

cournonterral tambourin sport metropole montpellier © 3M

Très populaire autour de Montpellier, le tambourin se joue sur les places des villages depuis le XIXème siècle.

Si les anciens en avaient fait leur occupation de prédilection, ce sport n'est pourtant pas tombé dans l'oubli des décennies plus tard. Bien au contraire. Une quarantaine de clubs perpétuent la tradition dans l'Hérault, dont de nombreux dans la métropole.

Sur un terrain de quelque 80 mètres de long, deux équipes de cinq joueurs se renvoient la balle, à l'aide de tambourins. C'est d'ailleurs un tonnelier de Mèze, à quelques kilomètres de Montpellier, qui eut l'idée farfelue, en 1861, de fabriquer de petits cercles de bois sur lesquels sont tendues des peaux parcheminés. Le tambourin était né.

A Montpellier, on a date des premières parties sur la Place du marché aux bestiaux, en 1864.

« Cela demande beaucoup de technique et d'entraînement, la balle est très rapide, environ 200 km/h, explique un joueur occasionnel, qui pratique la discipline depuis l'âge de 10 ans. Il faut être attentif ! »

Un spectacle étonnant qu'il n'est pas rare de voir sur les terrains de Cournonterral, Cournonsec, Vendargues ou Lavérune. Ou même, à la fin du mois d'octobre 2015, au palais des sports de Castelnau-le-Lez, où l'Euro de tambourin indoor a ravi les amateurs de la discipline.

« C'est un sport génial, confie Michel, un amateur venu à Castelnau-le-Lez pour ces championnats d'Europe. Allez-y, vous, taper une toute petite balle, avec un petit tambourin sur un terrain aussi grand ! Cela demande une « vista » de lynx et une dextérité à toute épreuve. »

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